Changement de dynamique

Cela fait déjà une dizaine de jours que nos amis d’un peu partout dans le monde ont rejoint le Centre. Les Canadiens sont le groupe contenant le plus grand nombre de personnes provenant du même endroit, avec nos six étudiants, dont cinq Gatinois. Naturellement, c’est l’Asie qui est la plus fortement représentée avec ses 13 participants venant de différents pays d’un peu partout sur le continent. Malheureusement, les Sud-africains et les Tanzaniens ont dû déclarer forfait, car ils ne sont pas parvenus à obtenir un visa malgré quatre mois de démarches acharnées, mais infructueuses.

La présence de tous ces gens, de concert avec le début des cours, a grandement modifié notre routine et l’atmosphère de travail au Centre. Parmi nos nouveaux compagnons, il y a des Népalais qui sont plutôt discrets, dû au fait qu’ils ne maîtrisent pas très bien la langue anglaise. Les Bengalis, par contre, sont très exubérants, toujours prêts à rire et à sociabiliser. De leur coté, les Indiens du nord semblent éprouver de la difficulté à s’habituer à la nourriture beaucoup plus épicée de la cuisine du Sud. Le groupe du Srilanka s’est mérité le surnom de « Boys Band » à la suite d’une mémorable prestation musicale. Il y a aussi quelques employés du Centre qui suivent les cours afin de parfaire leurs connaissances dans différents domaines. Même si certaines de ces personnes proviennent de la même région, voire de la même ville, à part quelques rares exceptions, elles ne se connaissaient pas avant leur arrivée au Centre. Mis à part les Canadiens, ce sont tous des travailleurs de terrain expérimentés que leurs organisations ont envoyé ici à des fins de perfectionnement.

En plus de l’atmosphère de travail, il y a également l’ambiance à la cafétéria qui a beaucoup changé. Plutôt que quatre, nous sommes désormais une quinzaine à ne rien comprendre aux indications des cuisiniers. Il y en a aussi une autre quinzaine qui doivent habituer leur estomac à la cuisine locale qui, curieusement, est devenue passablement plus épicée depuis l’arrivée des autres étudiants. Grâce à nos nouveaux amis, nous avons aussi découvert que, contrairement à ce qu’on avait pu croire, la cuisinière est Népalaise, et non Indienne et, par conséquent, elle parle le népali et non le télougou.

Selon l’humeur des convives, les gens se regroupent parfois en différents « îlots » de tables où l’on parle la même langue ou, au contraire, tout le monde se mélange et l’on parle alors en anglais, avec bien sûr l’accent qui est propre à chaque région.

Les soirées sont également beaucoup plus animées qu’auparavant. Des groupes se forment souvent pour faire connaître aux autres les chansons de leur pays. Ashley s’est amusée à enseigner la danse en ligne. Les Srilankais ont bien tenté de nous apprendre le criquet, mais sans grand succès. Nous sortons aussi beaucoup plus souvent en ville. Les Bengalis ont démontré qu’ils étaient des négociateurs redoutables et cela malgré le fait qu’ils ne parlent pas un mot de télougou (la langue officielle de l’Andhra Pradesh). Par exemple, un chandail offert à 300 roupis a été acheté pour 120, une robe est passée de 700 rps à 200, et le prix d’un trajet en rickshaw de 400 rps à 40! Nous profitons de leur talent de marchandeurs, car si les Indiens ont beau jeu d’escroquer sans vergogne les touristes « blancs », il en va tout autrement avec leurs voisins de l’Est!

2 Responses to “Changement de dynamique”

  1. 4-2 dit :

    Vive les mélanges de culture ^^.

  2. Micheline dit :

    Bonjour Stéphanie:

    Juste un p’tit mot pour te dire que je te trouve absolument ravissante dans ton sari! Ton père si fier nm’a pas hésité à me l’envoyer immédiatement!Moi ici ca va très bien. Ao Co<hoeur, on commence à se placer pour les mises en scène.
    je pense à toi et suis très fière de ce que tu accomplis. Ca fait déjà quelques fois que je vais consulter ton blog qui est sur ma liste de favoris.

    Lâches pas!

    Micheline

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