Boucler la boucle

Me voici donc de retour à Hyderabad. C’est en effet de l’aéroport international de cette ville que je dois prendre l’avion pour Amsterdam. En principe, je ne devais passer que quelques heures à cet endroit, douze tout au plus. Et bien, j’ai appris sur place que le prochain vol que je pourrai prendre pour l’Europe ne partira que dans quatre jours! Même si ce délai vient un peu bouleverser les plans que j’avais faits pour l’Europe, je suis néanmoins heureuse d’avoir l’occasion de boucler la boucle de mon voyage en Inde en revisitant ma ville de départ.

Mon premier choc est de constater que cette ville me semble beaucoup plus calme et moins trépidante que la première fois. Il faut dire que je peux maintenant faire la comparaison avec d’autres mégapoles indiennes. En outre, je choisis volontairement de me tenir à l’écart des secteurs les plus touristiques de la ville. Je me rends donc à Secunderabad, une ville plus ancienne qui a été annexée à Hyderabad il y a quelques temps. Pour une fois que j’aurais besoin des services de rabatteurs d’hôtel, il n’y en a pas le moindre à l’horizon. Puisque tous les centres d’information sont fermés en cette heure tardive, je choisis le premier hôtel que je rencontre, lequel se révèle être un peu plus cher que je l’aurais espéré.

Le lendemain matin, une mauvaise surprise m’attend. Tout est fermé, absolument et totalement tout, jusqu’aux cabines téléphoniques qui sont hors service! La raison? C’est le début du « Holy Festival ». L’atmosphère est à la fête dans les rues, tout le monde s’amuse à s’asperger les uns les autres en se projetant de l’eau mélangée à de la poudre colorée à l’aide de fusils à eau fabriqués spécifiquement pour cet événement. Puisque de l’avis même des Indiens que j’ai interrogés, il sera impossible de faire quoique ce soit aujourd’hui : « Today, complete waste », je décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur et je me joins à la fête.

Après avoir participé activement aux festivités, je n’ai toutefois pas l’intention de « gaspiller » une journée en Inde. Je prends donc l’autobus du système public indien pour retourner à Shilpagaram, là où se trouve le marché d’artisanat où j’étais allée lors de ma première visite. Malgré le festival qui se poursuit et la pluie diluvienne qui tombe, de nombreux petits commerçants tiennent boutique. J’en profite pour demander comment il se fait que la mousson soit déjà commencée, et on m’explique que ce n’est pas encore réellement la mousson, mais que toute cette pluie annonce que l’été sera sans doute particulièrement chaud.

Ma journée du lendemain ne se présente guère mieux. Tout est encore fermé, car nous sommes dimanche. Encore une fois, on m’annonce que : « Today, complete waste ».

Malgré tout, je décide d’employer le temps qu’il me reste en Inde pour découvrir la ville à pied et, pourquoi, tentez de magasiner (bien que tout est supposément fermé). Je me tiens cependant à l’écart du quartier touristique de Charminar et, en fait, je ne rencontre pratiquement aucun touriste dans les endroits où je me rends, mis à part quelques uns à l’aéroport qui étaient en transit vers Dubaï.

Contrairement à ce qu’on m’avait annoncé, une longue marche me permet finalement de découvrir plusieurs petites boutiques ouvertes, ce qui me permet de compléter mes achats en Inde. Curieusement, aucun commerçant n’essaie de me rouler sur le prix de ses articles, à tel point que je ne sens même pas le besoin de marchander. De plus, ils n’insistent pas davantage auprès de moi qu’auprès de leurs autres clientes Indiennes pour que je visite leurs boutiques. Serait-ce, comme le prétend Sonia, que mon attitude envers les Indiens aurait changés au point où j’aurais moins l’air d’une touriste?

Une chose est certaine, je garderai un excellent souvenir de ces sympathiques commerçants et de leurs belles petites boutiques de bricoles variées. Elles vont me manquer…

Une réponse to “Boucler la boucle”

  1. 4-2 dit :

    Finalement les jours où tout est supposé être fermé il ne faut pas perdre espoir ^^.

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