Otan en emporte le vent…
Lorsque l’on ne planifie pas un voyage dans ses moindres détails, on se réserve bien sûr de belles surprises, mais on s’expose également à certains contretemps. Nous avions établi l’objectif : la mer Noire, où du moins la destination la plus à l’Est que le temps (et notre passe de train) nous permettrait d’atteindre. Pour ce qui est de l’itinéraire et de la durée de nos arrêts dans chaque ville, nous avions préféré nous en remettre à l’inspiration du moment. Oui mais voilà , cette stratégie ne nous permettait pas de tenir compte des divers festivals, congés fériés ou autres événements de l’actualité susceptibles de contrarier nos projets.
Passons sur le cas de la Suisse où des voyageurs mieux informés auraient sans doute su que pratiquement tout est fermé le dimanche. Ce n’était pas planifié, mais ça a définitivement ajouté au charme de notre visite là -bas, puisque nous n’étions pas importunés par la foule ou les autres touristes. Après tout, nous n’avions pas de sites particuliers à visiter et nous avons pu jouir de la tranquillité des rues presque désertes, entendre le son des carillons en provenance des nombreux clochers d’église et observer les passants endimanchés qui revenaient de la messe.
La ville de Bucarest nous réservait toutefois une surprise d’un tout autre ordre. Déjà dans le train, alors qu’on contrôlait nos passeports pour la troisième fois et que l’on fouillait nos bagages pour la deuxième fois (alors que nous n’étions même pas descendus du train!), nous avons commencé à ressentir un certain malaise. À la sortie de la gare, deuxième choc, il y avait des policiers partout! À chaque intersection nous pouvions en compter entre quatre et dix; les rues étaient étonnamment désertes, lorsqu’elles n’étaient pas carrément interdites à toute circulation. Impossible de prendre la moindre photographie sans se faire dire que c’était strictement interdit. Impossible de s’arrêter un instant pour trouver notre chemin ou pour observer le paysage sans se faire avertir de circuler. Nous avons même eu droit à un nouveau contrôle de nos passeports et à une autre fouille de nos bagages, parce que nous nous étions simplement arrêtés pour consulter l’horaire de l’Opéra!
Ce n’est qu’en arrivant à l’hôtel que nous avons découvert le pot aux roses. Ceux qui suivent l’actualité de près auront sans doute compris que nous étions arrivés à Bucarest en plein Sommet de l’Otan!
Pour être franche, cette omniprésence policière, un temps grisâtre, de nombreux bâtiments en ruine, des rues et des trottoirs complètement défoncées, des habitants à l’allure plutôt misérable, l’absence de tout attrait touristique (accessible), tout cela m’a laissé une bien triste impression de la capitale de la Hongrie. Quelle déception après les splendeurs de Budapest, que nous venions tout juste de quitter!
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avril 9th, 2008 at 23:55
Plus, plus, plus qu’ils coupent, plus qu’ils mettent de flics!
Police partout, justice nulle part!
Scusez-lÃ
avril 18th, 2008 at 7:09
Woaw que de joie -_-’.
Espérons que le reste de ton voyage sera meilleur.