Avant de commencer, je demande votre indulgence, car au moment d’écrire cet article, je n’ai eu l’occasion de dormir qu’environ trois ou quatre heures! De plus, j’utilise un clavier anglais, ce qui peut expliquer l’abscence occasionelle des accents.
Il est plutôt difficile de calculer exactement combien de temps a duré notre périple, car nous avons traversé un tres grand nombre de fuseaux horaires! J’ai tout de même l’impression de m’être fait voler une journée en cours de route. En effet, nous sommes partis de Montréal en début de soirée, le 10 janvier, et nous sommes arrivés en Inde très tôt le matin du 12 janvier. Pourtant, le voyage en avion n’a certainement pas pris plus de 24 heures!
Voici un petit résumé de mes déplacements et des escales : j’ai quitté l’Outaouais en autobus Voyageur à 13 h (HAE) et je suis arrivée à l’aéroport vers 15 h. L’enregistrement des bagages a été vite expédié, ce qui m’a laissé un peu de temps libre, car l’heure prévue du décollage était 18 h 55.
Ce n’est toutefois qu’au moment de l’embarquement que j’ai finalement réussi à repérer Ashley, qui sera l’une de trois coopérants canadiens en Inde (Guillaume et moi etant les deux autres). Malheureusement, mon siège etait trop éloigné de celui d’Ashley pour que nous puissions nous parler avant notre arrivée à Amsterdam.

On entend souvent les gens se plaindre que leur avion est en retard lors d’un transfert dans une aérogare, mais nous avons eu plus de chance : le nôtre est arrivé vingt minutes plus tôt que prévu! Nous sommes arrivés à Amsterdam à 7 h 50, heure locale. L’heure de départ prévu pour Hyderabad étant 12 h 25, nous avons donc eu un peu de temps pour nous promener dans l’aéroport, lequel est environ trois fois plus grand que celui de Montréal!


Ce n’est qu’après avoir fait le tour complet de l’aérogare que nous avons finalement repérer Guillaume, lequel était assis sagement devant son ordinateur portable. C’est là que nous avons décidé d’utiliser les services de réservation de siège automatiques afin de choisir trois sièges adjacents, de manière à pouvoir faire ensemble la dernière étape du voyage. Toutefois, nous n’avons pas eu l’occasion de discuter beaucoup, car nous sommes tous tombés endormis avant même le décollage, et nous nous sommes réveillés juste avant l’atterrissage!
Nous sommes arrivés à Hyderabad à trois heures du matin, heure locale. Nous avons dû attendre nos bagages pendant plus d’une heure!
Heureusement, notre chauffeur (qui était pourtant arrivé à l’aéroport à 1 heure du matin!) nous a attendus patiemment. Nous avions encore deux heures de route à faire avant d’atteindre notre destination finale, Warangal. Ashley et Guillaume ont plus ou moins réussi à dormir pendant le trajet, alors que je tentais tant bien que mal de distinguer le paysage autour de nous.
Comme je vous l’ai dit dans un article précédent, on nous avait mis en garde au sujet du code de conduite en Inde. Apres en avoir fait l’experience, je dois avouer que ces conseils etaient tres pertinents, surtout en ce qui concerne la conduite de nuit!
Premier détail que j’ignorais (ou du moins auquel je n’avais pas vraiment porté attention) : le volant des voitures est placé à droite. Mais ne sautez pas toute de suite aux conclusions en allant vous imaginer que l’on conduit à gauche de la route car, en fait, la grande majorité des conducteurs indiens semblent préférer conduire en plein centre de celle-ci! Lorsque deux véhicules se croisent, on ne remarque qu’a la toute derniere seconde que, par un miracle quelconque ou une illusion d’optique tres etrange, ils occupent en fait deux lignes separees. Comment font-ils? Sincèrement, je l’ignore encore…
La plupart des conducteurs utilisent uniquement leurs phares à haute intensité. Les feux de croisement, quand à eux, ne servent qu’à faire des appels de phares. Cette dernière fonction est toutefois extrêmement importante, car personne ne semble savoir à quoi servent les clignotants! C’est pourquoi on fait des appels de phares pour signifier à la voiture qui nous précède qu’elle doit se tasser pour nous laisser le passage, ou encore pour prévenir un véhicule venant en sens inverse que nous allons changer de ligne!
Le klaxon est aussi un équipement indispensable. On l’utilise à chaque fois que l’on voit un piéton ou des lignes de camions stationnés, ou avant de franchir toute intersection.
En terminant, vous vous rappelez qu’on nous conseillait de bien s’accrocher à bord des véhicules? Et bien, ce conseil est d’autant plus pertinent que les ceintures de sécurité semblent être un luxe particulièrement rare dans les voitures indiennes!