Posts by Dæmonia

(Pardon pour le manque d’accents et les quelques fautes possiblement presentes dans ce texte)

Mon trajet est fixé pour ma derniere semaine en Inde:

14 (demain): Jaipur, nuit surplace
15: Jaipur, depart vers Agra
16: Agra, nuit surplace
17: Agra, depart vers Khajuraho, nuit surplace
18: Khajuraho, nuit surplace
19: Khajuraho, depart vers Varanasi
20: Varanasi, nuit sur place
21: Varanasi, depart vers Delhi, d’ou je prendrai un avion pour Hyderabad
22: Hyderabad et depart vers Amsterdam

A partir de là, il est probable que je recommencerai a improviser un peu. La date de mon retour au pays est toujours aussi nebuleuse!

Nous sommes arrivés à Kolkata (ville que les Britanniques appelait Calcutta) en début de soirée, après un trajet en train d’une durée de 26 heures. Nos amis Bengalis nous ont aussitôt guidés jusqu’à l’hôtel où ils avaient des réservations. L’hôtel en question était un peu plus cher que ce que nous nous attendions à payer, mais il offrait en contrepartie un certain confort et il était doté de toilettes de type occidental, qui n’étaient toutefois pas séparées des cabines de douche. Il fallait également partager la chambre avec un bon nombre de coquerelles, mais bon…
Le soir de notre arrivée, nous avons mangé dans un restaurant bengali conseillé par nos amis. Par la suite, cependant, nous nous sommes offert une journée complète de nourriture occidentale, histoire d’offrir un petit repos à nos estomacs après deux mois d’un régime à base de, de riz, de purées, de légumes salés bouillis pour le petit déjeuner et surtout de beaucoup d’épices.

Kolkata est une grande ville typiquement indienne de 4,5 millions d’habitants (14 millions si l’on considère la grande région métropolitaine). On y remarque cependant une certaine influence occidentale, car on y trouve des centres commerciaux, des gratte-ciel, le « Victoria Memorial » (un magnifique édifice en marbre blanc qui sert présentement de musée, au charme entièrement britannique), et des magasins qui ressemblent étrangement aux Chapter’s et autres Breault et Martineau de chez nous.

Toutefois, il est impossible de se croire en Occident, car la ville est incroyablement surpeuplée. Il y a du monde partout dans les rues, des taudis dans tous les endroits possibles et impossibles, des rickshaws (des vrais, ceux qui sont tirés par des hommes) à tous les coins de rue, des chiens errants dans les ruelles et des mendiants… Il faut toutefois noter que bien qu’elle soit présente, la mendicité est moins répandue qu’à Hyderabad. En fait, je crois que Kolkata compte davantage de vendeurs itinérants ou de « rabatteurs » qui travaillent pour de petits commerçants que de véritables mendiants.

En fait, le cœur de la ville est son marché couvert qui porte le nom de « New Market », car il a été construit juste à côté de l’ancien marché. Cet endroit est une véritable caverne d’Ali Baba (on y compte toutefois plus que 40 voleurs). On peut y trouver absolument TOUT ce que l’on cherche (ou ne cherche pas), et ce, à tous les prix possibles. Évidemment, n’espérez pas pouvoir magasiner en paix. Il y aura toujours quelqu’un qui voudra vous montrer un autre magasin (Kolkata T-shirt!), qui voudra vous guider jusqu’à la boutique de son frère (Come see my Silver shop!) ou qui voudra vous montrer un endroit ou vous pourrez faire de bonnes affaires (cheap Pashmina! Panchovi! Just look, don’t buy, come see!). Je me suis fait un malin plaisir à « suivre » ces rabatteurs et à leur fausser compagnie en prenant le chemin opposé à chaque fois qu’ils tournaient à une intersection. Immanquablement ils courraient à ma suite pour me ramener sur le « droit chemin ».

Bien entendu, la « bonne affaire » en question est presque toujours un objet dont le prix a été exagérément gonflé afin de payer la commission du rabatteur. Les vendeurs indiens sont incroyablement effrontés et n’hésitent aucunement à vous demander 800 roupies pour un chandail qui en vaut moins de 200 – et encore, ils vous font un prix d’amis, parce que c’est la soirée et que c’est leur heure chanceuse. Bien entendu, ce prix est fixe et non négociable, mais si vous faites mine de quitter le magasin sans rien acheter, le prix en question devient soudainement beaucoup plus souple. En résumé, avant de vous lancer dans tout marchandage, vous devez d’abord avoir une bonne idée du juste prix marchand de l’objet en question. Par la suite, il n’en tiendra qu’à vous de faire valoir vos talents pour le marchandage afin de mettre la main sur de petits trésors à des prix très intéressants.

Un mauvais clavier, une connexion (et un branchement electrique) deficiente et chere ne me permette que de vous laissez ce petit mots afin de vous dire que je suis toujours vivante, et toujours en balade sur le territoire Indien. Je suis presentement a Darjeeling, apres avoir fait un arret avec les autres Canadiens et nos amis Bengali a Calcutta. Prochaine destination? Encore a prevoir.

Et oui, cela fait déjà tout près de deux mois que je suis en Inde, et plus spécifiquement au Centre Bala Vikasa dans la ville de Warangal. Le dernier mois a été incroyablement chargé, tant au niveau des apprentissages, que des rencontres et surtout des émotions. Il y a tant de choses que j’aurais aimé vous communiquer au moyen de mon blogue! Malheureusement, le manque de temps et certains problèmes techniques m’ont souvent empêchée de vous communiquer mes aventures. Comme notre stage au Centre est maintenant terminé, nous allons bientôt passer à une autre étape de notre voyage. En effet, nos valises sont déjà prêtes, car c’est demain que nous partons visiter une autre ville indienne : Calcutta. Lorsque je dis nous, je parle d’Ashley, Guillaume, Sandrine, Gabrielle et moi, ainsi que nos amis du Bengladesh. Nous voyagerons en train, et le trajet devrait durer environ vingt-trois heures! Après Calcutta, Guillaume devra malheureusement nous quitter pour rentrer au Canada. Les autres membres canadiens de notre groupe prendront ensuite la direction de Darjeeling, une ville située encore plus au nord. Les autres étapes de notre périple ne sont pas encore parfaitement définies. Nous nous laisserons probablement porter par le vent indien!

Je tenterai dans la mesure du possible de vous faire parvenir des articles que j’ai préparés, mais que je n’ai pas encore diffusés, mais ce sera dorénavant beaucoup plus difficile, car je n’aurai pas facilement accès à un ordinateur branché sur l’Internet (ni même a un ordinateur, tout court). Je penserai néanmoins très fort à vous pendant le reste de mon voyage, et j’espère d’ailleurs que vous ne souffrez pas trop des rigueurs de l’hiver…