Posts by Dæmonia

(Encore une fois, vous me pardonnerez l’absence occasionelle des accents…)

En fin de semaine, nous avons quitte la “petite” ville de Warangal afin de visiter la grande cite: Hyderabad. En effet, malgré ses 2.8 milions d’habitants, la ville de Warangal est considérée comme une ville de taille moyenne, subsistant principalement grâce a l’agriculture. Par conséquent, aller visiter une ville telle que Hyderabad, avec ses 6.1 million d’habitants, est une toute autre aventure!

Nous avons donc loué un chauffeur pour la durée de notre périple : le transport jusqu’à Hyderabad, nos déplacements sur place ainsi que le voyage de retour. Le tout nous as coûté une vingtaine de dollars chacun.

Après un voyage un peu plus long que prévu (le trajet, ponctué de détours parfois incompréhensibles, a pris quatre heures plutôt que deux), nous sommes finalement arrivés à notre hôtel qui, soit dit en passant, était tout à fait convenable pour le prix demandé. Afin de nous changer un peu de la nourriture indienne, nous avons choisi de manger dans un restaurant chinois.

Charminar

Le trajet en voiture ayant pris la plus grande partie de notre première journée, il nous restait peu de temps pour visiter. Nous sommes passés rapidement dans Charminar, quartier hautement touristique, avant de nous diriger vers l’ancienne cite de Golkonda.

Un apercu de Golkonda

Le lendemain, nous avons passé rapidement dans HITEC City », et même si nous n’avons pu que l’entr’apercevoir, nous avons néanmoins constaté que ce lieu était très différent de tout ce que nous avons pu voir jusqu’à présent. Des rues d’une propreté étincelante, des immeubles à l’allure futuriste, des employés en veston cravate et, à quelques minutes de marche seulement, de grands immeubles locatifs qui semblent respirer le neuf et le luxe. L’ensemble contraste cependant lourdement avec les campements de fortune installés juste de l’autre côté de la rue…

Condos de luxe, etabli en face d'un campement de fortune

Notre chauffeur nous a ensuite conduit dans un petit marché adjacent. En fait, il s’agissait plutôt d’une sorte de parc privé ou de nombreux marchants peuvent venir offrir leurs produits artisanaux : des foulards de cachemire, des saris en soie véritable, des tapis persans, des sculptures en bois, en pierre ou en marbre… Ici, pas de mendiants, et une population beaucoup plus clairsemée! Sans le stress causé par les voitures et la surpopulation, nous avons eu tout le loisir d’admirer la beauté et l’incroyable diversité de l’artisanat indien. Nous avons cependant dû résister à la grande insistance des vendeurs qui ne voulaient que « juste montrer, rien acheter, juste regarder… »). Heureusement, la plupart des marchants n’acceptaient que de l’argent comptant, et c’est sans doute ce qui nous a tous sauvés de la ruine!

Carillons
Un peu d'artisanat
Tapis
Lamas
Jeux de societe en bois

Nous avons finalement fait un arrêt près du lac Hussain Sagar, un lac artificiel de 24 kilomètres de long construit en 1562, avant de reprendre la route vers notre Chez Nous indien : Bala Vikasa.

La semaine a passé si vite que personne ne l’a vu passer! Notre « bureau » est finalement prêt à servir. Nous avons maintenant chacun accès à notre propre ordinateur, quoique Ashley et Guillaume avaient déjà leur propre portable. Au total, nous avons à notre disposition cinq ordinateurs PC tout neufs, ainsi qu’un Mac. Nous sommes tous connectés à Internet via un réseau sans fil, qui est malheureusement très instable, mais ça n’empêche pas le travail d’avancer à grands pas. Je viens d’ailleurs de terminer mon tout premier magazine! Bon, un peu de modestie, en fait de magazine, il s’agirait plutôt d’un bulletin de nouvelles (Newsletter) trimestriel qui compte seulement huit pages. Toutefois, je suis quand même très fière du résultat, car je n’ai jamais caché le fait que j’étais plus forte en « intégration » qu’en « création ». Si cela vous intéresse, vous pouvez comparer vous-meme mon travail (à l’adresse suivante: http://daemonia.free.fr/Tharangini.pdf ) à l’ancien bulletin: http://www.balavikasa.org/public_vikasthangir.htm.

Vikasa Tharangini signifie « Vague de développement ». Ce bulletin de nouvelles, qui existe déjà depuis 10 ans, est publié en Anglais et en Telugu.

J’ai aussi commencé à travailler sur le nouveau design et sur l’intégration du site Web. Le travail avance beaucoup plus rapidement et facilement que je ne l’avais craint! J’imagine que le fait de d’avoir conçu moi-même le design me facilite les choses. Je me suis basée sur le design existant du bulletin et je n’y ai inséré que des éléments que je savais être en mesure de programmer sans trop de difficultés. Ça ne m’a toutefois pas empêchée de découvrir quelques nouvelles fonctions CSS assez intéressantes! Vous devrez toutefois attendre un peu avant de voir le résultat, car nous attendons encore l’approbation officielle.

Sur une note tout à fait autre, Ashley, Guillaume et moi allons seuls à Hyderabad (la capitale de l’État) cette fin de semaine. Il est très peu probable que nous ayons accès à Internet pendant cette balade, alors ne vous inquiétez pas si le blogue n’est pas mis à jour pendant cette période.

Bien que nous ayons eu beaucoup d’aide de la part de différentes personnes du Centre pour organiser notre visite à Hyderabad, nous ne serons pas accompagnés pendant cette fin de semaine et nous devrons compter que sur nous-mêmes. En fait, ce sera la première fois que nous aurons l’occasion d’agir en véritables touristes en Inde! Néanmoins, en cas de pépin, il y a des gens que nous pourrons contacter et qui nous viendrons en aide, ce qui est tout de même rassurant. Et, bien entendu, nous pourrons toujours chercher refuge au Centre!

Parcontre, j’ai ajouté des photos aux articles précédents! Je vous invite donc a aller faire un petit tour rapide dans les archives, afin d’avoir un petit aperçu de ma collection d’images!

Voici la recette (fort simple, mais immuable) pour réaliser un bon film indien.

Les ingrédients :

  1. Un héros. Celui-ci doit être très « viril », c’est-à-dire doté d’une moustache bien fournie et taillée à la perfection.
  2. Une héroïne. Celle-ci sera facilement reconnaissable, car ce sera la seule actrice de tout le film qui portera des vêtements occidentaux, d’ailleurs très moulants et seyants.
  3. Un ou plusieurs méchants, au goût.
  4. Des chansons et des chorégraphies. Celles-ci n’auront absolument rien à voir avec l’histoire, mais elles devront comporter de nombreux figurants qui sortiront d’on ne sait où.
  5. Des effets sonores. Ceux-ci devront être beaucoup trop forts et ils devront survenir à des moments stratégiques, comme pour marquer l’arrivée d’un nouvel acteur, lorsque quelqu’un reçoit une claque, après une mauvaise blague, etc. Autrement dit, a toute les deux minutes environs.
  6. Des jeux de caméra. Ceux-ci seront particulièrement étranges et ils devront généralement survenir aux moments qui sembleront les moins appropriés.
  7. Un public. Ce dernier devra être très nombreux (les Indiens adorent leur cinéma), il devra réagir fortement à la moindre scène, et il devra bien sûr être en mesure de reconnaître du premier coup d’œil et d’apprécier à leur juste mesure les acteurs principaux (ce qui n’est pas difficile, car ce sont toujours les mêmes d’un film à l’autre).

Le mode d’emploi :

Vous mélangez tous les ingrédients. Vous disposez les scènes de danse aux endroits stratégiques, c’est-à-dire dès que l’histoire semble vouloir engendrer la moindre tension sexuelle. Mise en garde : sous aucun prétexte les héros ne devront s’embrasser à l’écran. N’oubliez pas d’insérer une intermission en plein milieu du film. Vous faites exagérément gonfler le tout, et vous laissez le public mijoter pendant trois heures. Il est recommandé de servir très chaud.

Ce plat sera d’une consistance très heterogene et les saveurs indiennes seront très prononcées. Bon appétit!

Si vous voulez un avant-goût de ce que peut donner cette recette, vous pouvez visionner un extrait du film Pennin Manathai Thottu à l’adresse suivante : http://youtube.com/watch?v=yRmqZRPgK1w.
KrishnaAffiche du film